Guides pratiques

Nom de domaine d’une mairie : choisir, réserver et protéger l’adresse du site

Choisir le .fr de la commune, le réserver, le renouveler et y rattacher une messagerie fiable.

Publié le8 min de lecture
Sommaire9 parties

Le meilleur nom de domaine pour une mairie est le nom de la commune en .fr.La commune l’enregistre elle-même, à son nom.Elle suit ensuite la date d’échéance et le paiement chez son registraire.

Quelle extension pour le site d’une mairie

L’extension est la fin de l’adresse : .fr, .com, .org.Pour une commune, le .fr est le choix naturel. Il dit tout de suite que le site est français.

Le .gouv.fr est fermé aux communes

La charte de nommage de l’Afnic est claire : « l’extension ".gouv.fr" ainsi que ses versions IDN sont réservées au gouvernement français ».Elle demande en plus la validation du Service d’information du Gouvernement (SIG).

Pourquoi éviter le .com

Aucune loi n’interdit un .com à une mairie.Mais le référentiel de l’ANCT, présenté plus bas, liste les extensions qu’il accepte, et le .fr en fait partie.« Toute autre extension est considérée comme non conforme ». Le .com n’est pas dans la liste.

Ce que demande le référentiel de l’ANCT

Le Référentiel de présence numérique des territoires (RPNT), version 0.2.2 du 31 août 2026, fixe des repères pour le site et la messagerie.Pour le site, il demande notamment :

  • « Le site internet doit utiliser une extension de domaine souveraine » ;
  • « Le site internet doit utiliser le protocole HTTPS » ;
  • « Le certificat SSL doit être valide » ;
  • « Le site déclaré ne doit pas rediriger vers un site non officiel ».

La version 0.2.2 du RPNT précise qu’un nom de domaine avec des accents n’est pas conforme.Écrivez donc le nom de la commune sans accent : « é » devient « e ».

Nos chiffres viennent de notre baromètre interne : des indicateurs techniques, agrégés à l’échelle nationale.Selon ses relevés d’août 2026, 66 % des communes mesurées satisfont les critères essentiels du RPNT pour le site.86 % ont un site joignable en HTTPS, et 81 % un certificat valide.Ces indicateurs ne valent ni audit RGAA, ni audit RGPD, ni verdict de sécurité.

Le guide cybersécurité du site de la mairie détaille le HTTPS et le certificat.

Quel nom de domaine pour la commune : nom.fr, mairie-nom.fr ou ville-nom.fr

Trois formes reviennent pour le nom de domaine d’une commune. Toutes passent par un examen préalable de l’Afnic.

nom.fr
La forme la plus courte. Le nom de la commune figure sur la liste de l’INSEE, donc l’Afnic l’examine avant de l’attribuer.
mairie-nom.fr
Prévue pour les communes. L’Afnic demande l’identifiant SIRENE, et « nom » est le nom officiel de la commune.
ville-nom.fr
Même règle que mairie-nom.fr : identifiant SIRENE et nom officiel de la commune.

Comment se passe l’examen préalable

Les noms des communes de la liste de l’INSEE sont des « termes soumis à examen préalable ».La demande passe « exclusivement au bureau d’enregistrement de votre choix ».Si la demande est acceptée, l’Afnic envoie un code d’autorisation au bureau d’enregistrement, qui termine la réservation.

Préférez la forme courte si elle est libre. Gardez mairie-nom.fr en réserve, pour le cas où le nom seul est déjà pris.

Si le nom de la commune est déjà pris

Le nom d’une commune en .fr n’est pas réservé à la commune au sens strict.L’article L45-2 du code des postes et des communications électroniques permet de refuser un nom identique à celui d’une collectivité territoriale.Il ajoute une exception : « sauf si le demandeur justifie d’un intérêt légitime et agit de bonne foi ».

Une commune homonyme, une association ou une entreprise du même nom peut donc détenir l’adresse. Dans ce cas :

  • choisissez mairie-nom.fr ou ville-nom.fr, prévus pour les communes avec leur identifiant SIRENE ;
  • si le titulaire ne semble ni légitime ni de bonne foi, demandez à l’Afnic quels recours existent.

Réserver le nom de domaine au nom de la commune

On réserve un .fr chez un bureau d’enregistrement (registraire), qui transmet la demande à l’Afnic.Une collectivité française remplit les conditions de la charte, qui ouvre le .fr aux personnes morales installées dans l’Union européenne.

La commune est le titulaire

Le titulaire est la personne qui dispose du nom de domaine.Ce doit être la commune, pas l’agence qui fait le site, ni un élu à titre personnel.Sinon, la mairie dépend de cette personne pour renouveler, modifier ou transférer son adresse.

En pratique :

  • ouvrez le compte du registraire avec une adresse générique de la mairie ;
  • gardez les identifiants en mairie, avec un deuxième agent qui les connaît ;
  • notez la date d’échéance dans l’agenda du secrétariat.

Le prix d’un .fr

Prix TTC lus le 29 septembre 2026 :

  • OVHcloud : 5,99 € la première année, puis 9,35 € par an au renouvellement ;
  • Gandi : 7,20 € la première année, puis 28,78 € par an au renouvellement.

Les prix changent souvent.Comparez celui du renouvellement : c’est lui que la commune paie chaque année.

Renouvellement et suppression du nom de domaine

La charte de l’Afnic le prévoit : « Le renouvellement du nom de domaine est tacite sauf demande de suppression adressée par le bureau d’enregistrement ».Surveillez donc le compte chez le registraire : c’est lui qui peut demander la suppression.

L’adresse e-mail de la mairie sur le même domaine

Une adresse e-mail de la mairie en [email protected] inspire plus confiance qu’une adresse gratuite.Elle montre que le message vient de la commune.

Pour la messagerie, le RPNT demande notamment :

  • « L’adresse de messagerie ne doit pas utiliser un nom de domaine générique », comme wanadoo.fr, orange.fr ou gmail.com ;
  • « Le nom de domaine de la messagerie doit correspondre à celui du site » ;
  • « Un enregistrement MX doit être configuré », pour que le courrier arrive ;
  • « Le serveur de messagerie doit être situé dans l’Union Européenne ».

SPF et DMARC, en mots simples

Le RPNT recommande aussi deux réglages, à demander à votre registraire ou à votre prestataire :

  • SPF liste les serveurs autorisés à envoyer des e-mails au nom de la commune ;
  • DMARC dit quoi faire d’un e-mail qui prétend venir de la commune sans passer ce contrôle. Le RPNT recommande « p=quarantine ou p=reject ».

Selon notre baromètre, seules 13 % des communes mesurées satisfont les critères essentiels de la messagerie (2 218 sur 17 225).Pour le site, le même baromètre relève 66 %.

Changer de nom de domaine sans perdre les visiteurs

L’ancienne adresse figure sur des affiches, des courriers et des favoris.Elle reste aussi dans les résultats des moteurs de recherche pendant un temps.

Pour passer à un nouveau domaine :

  • gardez l’ancien domaine et continuez à le renouveler ;
  • faites-le rediriger vers la nouvelle adresse. La redirection se règle chez le registraire ou chez l’hébergeur ;
  • mettez à jour l’adresse du site et l’adresse e-mail déclarées sur Service-Public.gouv.fr ;
  • changez l’adresse sur le papier à en-tête, les panneaux et les réseaux sociaux.

Notre baromètre relève que l’adresse officielle de 2 % des communes mesurées redirige hors de son domaine.Vérifiez que la redirection mène bien au site officiel de la commune.

La liste de contrôle du nom de domaine

  • le nom de la commune en .fr, sans accent ;
  • la commune inscrite comme titulaire ;
  • les accès au registraire gardés en mairie ;
  • la date d’échéance notée, le paiement suivi ;
  • le site en HTTPS, avec un certificat valide ;
  • la messagerie sur le même domaine que le site ;
  • SPF et DMARC configurés ;
  • les adresses à jour sur Service-Public.gouv.fr.

Le guide créer le site internet de la mairie reprend les autres étapes du projet.

Avec Mairie.app

Le site de la commune démarre sur un sous-domaine de la plateforme.Un domaine personnalisé est inclus dans toutes les formules. La commune l’achète chez son registraire et en reste titulaire.

  • la plateforme vérifie le réglage DNS du domaine (enregistrement CNAME ou A) ;
  • elle contrôle ce réglage chaque jour, et revient au sous-domaine après un échec prolongé ;
  • elle prévient la mairie 60, 30 et 7 jours avant l’expiration du domaine.

Détail sur les pages domaine personnalisé et sécurité du site.

En résumé

Retenez le nom de la commune en .fr, enregistré au nom de la commune, avec une messagerie sur le même domaine.Une date d’échéance suivie évite de perdre l’adresse que les habitants connaissent.

Sources : code des postes et des communications électroniques, article L45-2, Afnic, charte de nommage du 6 juillet 2026, Afnic, guide des procédures, Afnic, liste des termes soumis à examen préalable, ANCT, référentiel RPNT v0.2.2, tarifs OVHcloud, tarifs Gandi.

Questions fréquentes : Nom de domaine d’une mairie

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