Votre site internet communal est-il à la hauteur de ce qu’attendent vos administrés et de ce qu’exige la réglementation en 2026 ? Cette checklist de 30 points vérifiables, organisée en 6 dimensions, vous donne une vision objective de l’état réel de votre site en 30 minutes. Aucun outil payant nécessaire. À la fin, un score sur 30, un plan d’action priorisé, et la possibilité d’une lecture experte gratuite par notre équipe.
Pourquoi auditer le site internet de votre commune
Le constat est documenté. L’Observatoire de la qualité des démarches en ligne de la DINUM et le baromètre de l’accessibilité numérique relèvent année après année qu’une large majorité des sites publics français n’atteint pas le niveau de conformité RGAA AA exigé par la loi du 11 février 2005 et son décret n° 2019-768. L’âge moyen d’un site de mairie en France est généralement estimé à plus de 6 ans, ce qui le place souvent au-delà du seuil de pertinence technique (Core Web Vitals, mobile-first, sécurité TLS récente).
Les conséquences d’un site obsolète sont concrètes et cumulatives :
- Risque juridique — sanction administrative jusqu’à 25 000 € par site non conforme au RGAA, prononcée par l’ARCOM, sanctions CNIL en cas de violation RGPD, fragilisation des actes publiés.
- Risque image — un site démodé, des photos pixellisées, des informations obsolètes nuisent à la perception du sérieux de la commune, en particulier pour les nouveaux arrivants et les administrés en résidence secondaire.
- Risque sécurité — un CMS non mis à jour est une porte d’entrée documentée pour les attaques par défacement ou ransomware, qui touchent des centaines de collectivités françaises chaque année selon cybermalveillance.gouv.fr.
- Perte d’engagement citoyen — un site lent, peu lisible sur mobile, sans moteur de recherche, génère un taux d’abandon élevé et reporte la charge vers le secrétariat de mairie.
L’audit n’est pas un exercice théorique : c’est une cartographie des risques que court aujourd’hui votre commune. La bonne nouvelle, c’est qu’il se fait en une demi-journée.
Les 6 dimensions évaluées
La checklist couvre les six dimensions qui structurent la qualité d’un site de service public communal. Chaque dimension pèse 5 points, pour un total de 30 points.
UX & lisibilité. La capacité de vos administrés à trouver l’information qu’ils cherchent rapidement, sur smartphone comme sur ordinateur. C’est la dimension la plus immédiatement perceptible et la plus citée dans les retours administrés.
Accessibilité RGAA 4.1 niveau AA. La conformité au référentiel publié par la DINUM sur accessibilite.numerique.gouv.fr. Obligation légale depuis le décret n° 2019-768. Cinq points couvrent le socle minimal : alt, clavier, contraste, déclaration, structure.
Conformité RGPD. Le respect du Règlement général sur la protection des données et des recommandations CNIL. Cinq points couvrent les obligations les plus fréquemment manquées sur les sites de mairie en France.
Performance. La vitesse de chargement et les Core Web Vitals, qui conditionnent l’expérience utilisateur réelle et, accessoirement, le référencement Google.
SEO local et visibilité. La capacité du site à être trouvé par un administré qui cherche une information sur Google. Souvent négligée, c’est pourtant le principal canal d’acquisition de trafic.
Sécurité. Les fondamentaux qui protègent le site et les données des administrés. Cinq points minimum, dont le non-respect expose à des incidents documentés.
La checklist 30 points
Pour chaque point, cochez mentalement (ou sur papier) si votre site respecte le critère. Soyez honnête : un point partiellement respecté ne se compte pas. À la fin, additionnez les points obtenus pour obtenir votre score sur 30.
Dimension 1 — UX & lisibilité (5 points)
- Le menu principal contient ≤ 7 entrées de premier niveau, sans jargon administratif.
- Les coordonnées de la mairie (adresse, téléphone, email) sont visibles sans clic depuis l’accueil.
- Les horaires d’ouverture sont publiés, à jour, et signalent les fermetures exceptionnelles.
- Le site est lisible sur smartphone : aucun zoom ni défilement horizontal nécessaire.
- Une barre de recherche interne permet de trouver une démarche ou une actualité en moins de 30 secondes.
Dimension 2 — Accessibilité RGAA 4.1 AA (5 points)
- Toutes les images porteuses d’information ont un attribut alt renseigné de façon pertinente.
- La navigation est entièrement utilisable au clavier (Tab, Entrée, Échap), avec un focus visible.
- Le contraste texte/fond atteint au minimum 4,5:1 pour le texte normal (3:1 pour le texte large).
- Une déclaration d’accessibilité conforme au modèle DINUM est publiée et accessible depuis le pied de page.
- La hiérarchie des titres est cohérente : un seul h1 par page, puis h2 et h3 dans l’ordre logique.
Dimension 3 — Conformité RGPD (5 points)
- Une page de politique de confidentialité est publiée et accessible depuis chaque page du site.
- Le bandeau cookies respecte les recommandations CNIL 2020 : refus aussi facile que l’acceptation, pas de cases pré-cochées.
- Les formulaires (contact, newsletter, démarches) précisent la finalité, la durée de conservation et les droits RGPD.
- Le nom du DPO (délégué à la protection des données) ou son adresse mutualisée est publié et joignable.
- Aucun service tiers non essentiel ne charge de cookie avant le consentement explicite (analytics, vidéo, carte interactive).
Dimension 4 — Performance (5 points)
- La page d’accueil charge en moins de 3 secondes sur connexion 4G (test via PageSpeed Insights).
- Les images sont compressées et servies dans un format moderne (WebP ou AVIF) avec dimensions adaptées.
- Le score Lighthouse Performance dépasse 70 sur mobile pour la page d’accueil.
- Les Core Web Vitals (LCP < 2,5 s, CLS < 0,1, INP < 200 ms) sont dans le vert sur la majorité des pages.
- Le site reste consultable même sur une connexion lente (3G) en moins de 8 secondes.
Dimension 5 — SEO local & visibilité (5 points)
- Chaque page a un titre unique (<title>) de moins de 65 caractères, descriptif, intégrant le nom de la commune.
- Une meta description de 130 à 160 caractères est rédigée pour chaque page importante.
- La fiche Google Business Profile de la mairie est créée, vérifiée et synchronisée avec le site.
- Un sitemap XML est publié et soumis à Google Search Console.
- Les URLs sont lisibles, en minuscules, sans paramètres techniques, et stables dans le temps.
Dimension 6 — Sécurité (5 points)
- Le site est servi en HTTPS sur l’ensemble des pages (cadenas vert, pas d’avertissement navigateur).
- Une authentification à deux facteurs (MFA) est activée sur le compte administrateur principal.
- Les sauvegardes du site sont automatiques, chiffrées, et la restauration a été testée au moins une fois.
- Les mises à jour de sécurité du CMS et de ses extensions sont à jour (datant de moins de 60 jours).
- Aucune adresse email d’agent n’est exposée en clair (mailto:) sur le site, exploitable par les robots de spam.
Faites-nous parvenir votre score
Une équipe d’expert·e·s relit votre auto-évaluation et vous renvoie un rapport personnalisé gratuit, sans engagement. Nous identifions les corrections les plus urgentes et les chantiers de fond, en tenant compte de la taille de votre commune et de vos moyens.
Recevoir une lecture experteInterpréter votre score sur 30
Le score brut est une indication, pas un verdict. Voici les grandes plages d’interprétation observées sur les sites communaux français.
Moins de 10 / 30 — Situation critique. Le site ne couvre pas le socle minimal attendu d’un service public communal. Les risques cumulés (juridique, sécurité, image) justifient une remise à plat rapide. Une refonte est généralement plus efficace qu’une correction point par point. Ce profil concerne souvent des sites de plus de 8 ans dont l’éditeur initial a disparu ou ne maintient plus la solution.
10 à 15 / 30 — Situation significative. Plusieurs zones de risque structurelles. Les corrections doivent être planifiées sur 3 à 6 mois, avec une priorisation sur la sécurité, le RGAA et le RGPD. Une partie du site est probablement conservable, l’autre doit être reprise.
16 à 20 / 30 — Situation à améliorer. Le socle est en place mais plusieurs angles morts demeurent. Plan d’action sur 6 mois, par dimension faible. Le retour sur investissement de chaque correction est élevé à ce stade : peu de chantiers, gains substantiels.
21 à 25 / 30 — Bon socle. Le site répond à la grande majorité des attentes. Les corrections restantes sont ciblées (un point RGAA, une question de Core Web Vitals, une finition SEO). Le travail de fond est fait ; il reste à polir.
26 à 30 / 30 — Excellent (rare dans le secteur public). Profil minoritaire en France pour les communes. Si vous y êtes, félicitations — pensez à documenter votre démarche, elle inspire les autres collectivités. La vigilance porte alors sur le maintien dans le temps (revue annuelle).
Mise en garde honnête : ce score est un repère, pas un audit RGAA officiel ni un audit cybersécurité ANSSI. Pour une déclaration d’accessibilité officielle, un audit par un cabinet spécialisé reste recommandé tous les trois ans. Pour une revue de sécurité approfondie, contactez votre référent territorial ou un prestataire qualifié.
Et maintenant ? Prioriser vos corrections
Quel que soit votre score, trois leviers de correction existent. Le bon choix dépend autant de votre score que de l’âge du site, du contrat en cours avec votre prestataire actuel, et des moyens budgétaires disponibles.
Levier 1 — Correctifs urgents (1 à 3 mois). Si votre score est entre 16 et 25, ciblez les points faibles spécifiques. Activez le MFA sur le compte administrateur, publiez la déclaration d’accessibilité, mettez à jour la politique de confidentialité, compressez les images les plus lourdes. La plupart de ces actions sont réalisables sans changer de prestataire. Notre article Accessibilité RGAA : par où commencer détaille les corrections RGAA à fort impact.
Levier 2 — Refonte progressive (6 à 12 mois). Pour les scores entre 10 et 15, ou pour les sites dont le moteur technique est dépassé mais dont les contenus restent valides. On reprend l’architecture, on harmonise le design, on déploie un nouveau moteur tout en réutilisant la majorité des contenus existants. C’est la voie la plus économique quand elle est possible. La méthode complète est exposée dans Refonte du site internet d’une commune.
Levier 3 — Refonte complète (6 à 9 mois). Pour les scores inférieurs à 10, ou pour les sites dont la base technique n’est plus maintenue. On repart d’une plateforme moderne, on importe ce qui mérite de l’être, on profite de l’occasion pour revoir l’arborescence et les services en ligne (rendez-vous, signalements, salles). C’est l’option la plus structurante. Pour comprendre les fourchettes de coûts associées, consultez Combien coûte un site internet de mairie en 2026.
Quel que soit le levier choisi, n’engagez pas la démarche en interne sans formaliser le besoin et le périmètre. Un cahier des charges même léger (5 à 10 pages) évite les dérapages et facilite la comparaison entre solutions. Pour les communes les plus petites, un appui méthodologique externe peut s’avérer précieux dès le démarrage — c’est aussi ce que nous proposons via la page contact.
Si vous souhaitez un avis personnalisé sur votre score, envoyez-nous votre URL et votre auto-évaluation. Nous reviendrons vers vous avec une lecture experte gratuite, sans engagement de souscription, dans un délai d’une à deux semaines.
